Michel «confiant» en la capacité de débloquer l’embargo sur le pétrole russe

Michel «confiant» en la capacité de débloquer l’embargo sur le pétrole russe
AFP

« Cela nécessite beaucoup de dialogue et beaucoup d’effort politique » mais il « est extrêmement important d’avoir une compréhension mutuelle » des « inquiétudes légitimes » des pays enclavés comme la Hongrie, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse à Stockholm, aux côtés de la Première ministre suédoise Magdalena Andersson.

Sans préciser si le 6e paquet de sanctions européennes proposé par la Commission fera l’objet de tractations entre chefs d’État et de gouvernement lors de leur réunion à Bruxelles, Charles Michel a ajouté que le sommet sera « un moment politique important pour montrer notre unité ».

En début de semaine, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a écrit au Belge pour réitérer son désaccord sur les mesures telles que proposées par la Commission, et exprimer sa déception quant à la stratégie avancée par cette dernière pour défaire rapidement le continent de sa dépendance aux énergies fossiles russes (paquet « RePowerEU »).

« Le plan présenté le 18 mai, selon notre première évaluation, échoue à répondre spécifiquement et de manière exhaustive aux inquiétudes sérieuses que nous avons exprimées », écrit Viktor Orban dans son courrier daté de lundi, dans lequel il regrette l’absence d’« enveloppes » pour les États membres enclavés « les plus concernés ».

Dans ce courrier, le Premier ministre hongrois estime qu’il est « très peu probable » qu’une solution satisfaisante soit trouvée avant le sommet, et juge qu’il serait dans ce cas « contre-productif » de discuter du paquet de sanctions entre dirigeants à cette occasion.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne avait elle indiqué mardi, dans un entretien accordé à Politico, que l’embargo pétrolier n’était pas selon elle « un sujet approprié à résoudre au Conseil européen, car nous discutons actuellement d’éléments très techniques ». Il ne faut donc pas attendre de déblocage de cette question au sommet de la semaine prochaine, selon l’Allemande.

« Nous savons qu’il est important de mettre un terme à notre dépendance des sources d’énergie fossile russes », rappelle Charles Michel mercredi. « Nous avons pris cette décision à Versailles (sommet informel en mars dernier, NDLR) mais nous savons tous que la transition est plus difficile », a exposé le Belge.

Dans son courrier, Viktor Orban estime quant à lui que la proposition de la Commission d’un 6e paquet de sanctions « va bien au-delà du consensus atteint à Versailles ».

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