Namur: ils rentraient dans les maisons pour voler les clés des voitures

On parle d’une trentaine de voitures volées entre 2018 et 2019.
On parle d’une trentaine de voitures volées entre 2018 et 2019. - V.L.

Les plaidoiries se sont poursuivies jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur, dans un dossier de vols de voitures commis par une association de malfaiteurs composée de 16 prévenus. Des peines allant jusqu’à 7 ans de prison ont été requises.

Les deux principaux prévenus, deux frères, rentraient dans des habitations pour voler les clés des véhicules stationnés devant celles-ci et repartir avec les voitures des propriétaires. Les voitures étaient ensuite revendues pour l’exportation, principalement via le site 2ememain, ou démontées et revendues en pièces détachées.

Recel

Un intermédiaire « commercial » faisait le lien entre les voleurs et trois groupes de receleurs. Outre les préventions de vols de voitures, de vol avec violence dans un cas, et celle d’appartenance à une association de malfaiteurs, certains des prévenus doivent répondre de recel, de vente illégale de véhicules d’occasion, de faux (faux car-pass, faux carnet d’immatriculation, fausses plaques, fausses cartes d’identité), d’entrave méchante à la circulation, de rébellion armée avec un véhicule, de coups et insultes sur agents, d’escroquerie mais aussi d’infraction à la loi sur les stupéfiants, un des receleurs ayant mis sur pied une culture de 200 plants de cannabis dans la région de Charleroi.

Le prévenu à l’origine de la plantation de cannabis reconnaît la prévention. Son conseil plaide une peine autonome de travail. Un autre prévenu est concerné par les préventions relatives aux stupéfiants, qu’il reconnaît. Il admet le recel d’une voiture volée, mais réfute les préventions relatives au trafic de voitures. Une peine de travail autonome est plaidée par son avocat.

Ces deux prévenus, tout comme deux autres, nient une prévention d’extorsion relative à un véhicule.

240.000 euros

Une peine de travail autonome est plaidée pour celui qui est considéré comme le responsable de l’exportation de véhicules volés vers la Roumanie et est suspecté d’avoir, avec deux complices, blanchit 240.000 euros. Il nie par ailleurs toute appartenance à une association de malfaiteurs. Trois ans de prison étaient réclamés à son encontre.

L’avocate d’un prévenu contre qui deux ans étaient réclamés pour neuf recels plaide une suspension simple ou probatoire du prononcé de la condamnation. Un prévenu accusé de trois recels et se défendant seul conteste les faits.

Jugement le 30 juin.

Belga

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