Le nouveau défi de Florent van Aubel à Pinoké

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Fin du suspense pour l’attaquant des Red Lions qui a annoncé qu’il poursuivrait sa carrière dans le championnat néerlandais où il vient de parapher un contrat portant sur 2 saisons, du côté de Pinoké, actuellement troisième en Hoofdklasse et déjà qualifié pour les playoffs. « Je tiens à préciser qu’il n’y a d’abord jamais eu de réelle volonté de quitter le Dragons puisque je me sentais bien dans ce club », précise d’emblée Florent van Aubel. « Mais la base de la réflexion, c’était l’opportunité de vivre un projet professionnel et familial à l’étranger et plus spécifiquement à Amsterdam. J’ai toujours eu ce rêve de tenter une expérience à l’étranger et le Dragons était au courant de cette volonté. Mais cette année, mon épouse a reçu une proposition d’emploi pour travailler à Amsterdam et cela a accéléré le processus. Voilà pourquoi j’ai commencé à discuter plus concrètement avec Pinoké. J’ai également eu des contacts avec Bloemendaal mais je me retrouvais plus dans la proposition de mes nouvelles couleurs. Je suis enthousiasmé par le projet global. La dynamique est excellente depuis plusieurs saisons et les résultats suivent. Il y a également beaucoup d’éléments prometteurs issus de l’école des jeunes et Pinoké affiche de solides ambitions pour le futur. »

À 30 ans, le quadruple Stick d’or (2012, 2018, 2019 et 2021), qui a passé ses 13 dernières saisons du côté de Brasschaat (avec 7 titres de champion à la clé) avait besoin de se lancer un nouveau défi en rejoignant la prestigieuse compétition néerlandaise même s’il reconnaît également avoir eu des contacts avancés avec le club de la Gantoise. « Je vais sortir de ma zone de confort et je pense que c’est quelque chose qui va me faire le plus grand bien », poursuit le génial attaquant qui avait débuté le hockey, à 4 ans à l’Indiana. « Peut-être encore plus cette saison. Le moment est parfait pour tenter une nouvelle aventure. J’ai beaucoup réfléchi à mon avenir ces dernières semaines. Et ce n’était pas la première fois. Avant la crise du Covid, et peu de gens le savent, j’étais en discussions assez avancées avec le Rot-Weiss Cologne. J’étais enthousiasmé de pouvoir me retrouver dans une nouvelle ville avec un nouveau défi. Je trouvais cela une bonne opportunité de pouvoir rejoindre Vincent Vanasch mais la situation sanitaire a changé les plans. Cela a donc toujours été en moi-même si j’étais très heureux au Dragons. »

Des mois délicats et un mini burn-out après l’or à Tokyo

Le moment était donc idéal pour quitter le club cher à son cœur à un moment charnière de sa carrière puisque Florent van Aubel devrait encore porter le maillot des Red Lions durant 2 ans. « J’ai pris la décision d’arrêter ma carrière internationale après les Jeux de Paris, en 2024. À ce moment-là, je réfléchirai encore à mon avenir en club. C’était donc le moment idéal de me lancer. Je suis réellement impatient de découvrir la Hoofdklasse. Tactiquement, le jeu est différent de la Division d’honneur. Les Néerlandais aiment les joueurs qui sont un peu plus techniques et qui sont tournés vers le jeu offensif. J’ai aussi très envie de jouer aux côtés de Sebastien Dockier et d’Alexander Hendrickx et de soigner mes automatismes avec eux. Ce sera profitable pour les Red Lions. Enfin, le hockey aux Pays-Bas, cela reste tout de même quelque chose de particulier avec l’engouement général qui existe autour de la discipline. »

Un nouveau départ salutaire après une année assez compliquée à plusieurs égards. « Cette saison a été très délicate. Je reconnais que la reprise a été très laborieuse après la médaille d’or aux Jeux de Tokyo. Surtout au niveau mental. Toute ma vie a été tournée vers ce succès olympique et, une fois, que vous atteignez cet objectif, vous retombez les pieds sur terre. Les émotions sont très compliquées à gérer. La vie a repris son cours avec le Dragons et avec l’équipe nationale et je n’ai pas eu l’occasion de recharger réellement les batteries. J’étais en mini burn-out. Mais je continuais ma vie normalement. Je n’ai pas joué l’EHL en octobre. J’ai été malade. Mon corps me disait simplement que j’avais besoin de repos. »

Des ambitions mais surtout, toujours, l’amour du hockey

Mais l’élément moteur pour Florent van Aubel reste plus que jamais le plaisir – « C’est quand je suis blessé que je me rends compte à quel point j’aime ce sport et que cela me manque de ne pas pouvoir jouer au hockey. La flamme est intacte et je veux continuer à l’entretenir » – même si les ambitions futures de Pinoké sont réelles. Ce nouveau chapitre, le premier à l’étranger, même si le Gantois s’était déjà offert, en 2017, une parenthèse de 6 semaines pour disputer l’Hockey India League, sous le maillot des Uttar Pradesh Wizards, aux côtés d’Arthur Van Doren, permettra encore à l’attaquant de démontrer toute l’étendue de son talent. D’autant plus après une saison noire avec le Dragons qui a loupé les playoffs pour la première fois depuis 2009 mais surtout une fin de championnat et des adieux gâchés avec ses supporters suite à sa commotion cérébrale qui lui a fait manquer les 3 dernières rencontres. Mais pas question de se lamenter pour Florent van Aubel qui a déjà les yeux fixés sur son futur et sur cette nouvelle expérience qui le fera, certainement, encore franchir de nouveaux paliers.

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