Les médecins comptent sur les pharmaciens pour la livraison des vaccins Covid

Les médecins comptent sur les pharmaciens pour la livraison des vaccins Covid
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Actuellement, la méthodologie pour l’approvisionnement en vaccins anti-Covid des médecins n’est pas adaptée, selon l’Absym. Ces derniers se trouvent dans l’obligation de commander les doses dans des centres de vaccination ou des pharmacies agréées pour la décongélation des fioles, et de se déplacer en personne pour les récupérer.

«Imposer au médecin d’organiser sur son temps de travail l’approvisionnement d’un vaccin ne motivera pas celui-ci à se lancer dans la vaccination contre le coronavirus», plaide l’association dans le communiqué.

Pour l’Absym, puisqu’il est démontré que le vaccin se conserve un mois à 8°C et six heures à 25°C, il vaudrait mieux laisser tous les pharmaciens se fournir en fioles de vaccins par l’intermédiaire de leur réseau de distribution habituel et de remettre la seringue de vaccin au patient qui le leur aura commandé sur présentation d’une ordonnance de leur médecin. Ou que le pharmacien se charge lui-même de livrer les doses aux médecins généralistes dans une glacière par leurs services de livraison habituels, et que le médecin puisse choisir s’il souhaite recevoir des flacons de six doses ou des seringues préparées.

Des solutions qui ne conviennent pas aux pharmaciens d’après Alain Chaspierre, porte-parole de l’Association pharmaceutique belge (APB). «Si nous devons gérer la logistique pour tous les médecins, cela devient ingérable de notre côté», plaide-t-il, avant d’exprimer ses craintes concernant la durée de conservation des vaccins avec la méthodologie avancée par l’Absym. «Si un patient vient chercher lui-même sa dose vaccinale, nous ne pouvons pas être sûrs que les délais soient respectés. Et si c’est le pharmacien qui effectue la livraison, combien de temps va durer la tournée? Le dernier médecin pourrait n’avoir qu’une seule heure pour vacciner les patients», explique Alain Chaspierre.

Pour l’APB, il vaut donc mieux conserver la méthodologie existante, axée sur le retrait des vaccins en pharmacie par les médecins qui sont les plus à même de gérer la logistique avec leur patientèle. Et si dans la pratique cela ne fonctionne pas, «de nouvelles discussions et décisions devront être prises», conclut M. Chaspierre

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