De Croo et Wilmès ont eu une «conversation constructive» avec le président congolais

De Croo et Wilmès ont eu une «conversation constructive» avec le président congolais
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Après des années agitées sous l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila et les deux premières années difficiles de Félix Tshisekedi, la situation politique dans le pays semble s’être quelque peu calmée. Ces derniers mois, des mesures ont donc été prises en vue d’une normalisation accrue des relations entre la RDC et la Belgique. Il y a eu notamment l’annonce récente de la restitution des œuvres d’art pillées : la Belgique a été le premier pays à développer une approche systématique à cet égard.

Mais de nombreux défis subsistent dans l’ancienne colonie belge. Les troubles dans l’est du pays se poursuivent. La semaine dernière encore, le baromètre sécuritaire du Kivu, une collaboration entre Human Rights Watch et le Congo Research Group, a publié de nouveaux chiffres sur les massacres qui ont lieu dans la région. Depuis que l’état d’urgence a été déclaré en mai dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri et que l’armée a pris le relais, au moins 740 civils ont été tués dans des attaques de groupes armés. Soixante-sept d’entre eux ont été tués par l’armée gouvernementale.

Au moment de la proclamation de la loi martiale, le président Tshisekedi avait affirmé que cela ramènerait la sécurité, mais le nombre de morts civils reste élevé. La lutte contre l’impunité, y compris dans l’est, reste un défi majeur.

Ces questions, et bien d’autres, faisaient partie de l’ambitieux programme de réforme de Tshisekedi, mais les troubles politiques qui ont marqué les deux premières années de son mandat ont entraîné peu de progrès dans le pays.

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