Une légende du cinéma s’en est allée: Jean-Paul Belmondo est décédé

Une légende du cinéma s’en est allée: Jean-Paul Belmondo est décédé

L’acteur Jean-Paul Belmondo, monstre sacré du cinéma français, est décédé lundi à son domicile à Paris à l’âge de 88 ans, a annoncé son avocat à l’AFP. « Il était très fatigué depuis quelque temps. Il s’est éteint tranquillement », a précisé son avocat, Me Michel Godest. Celui qu’on surnommait Bébel a tourné dans 80 films et laisse derrière lui des rôles inoubliables.

Jean-Paul Belmondo est né le 9 avril 1933 à Neuilly-Sur-Scène, en France. Après avoir débuté une carrière de sportif dans la boxe, il se lance dans la comédie et rend fier son père, Paul Belmondo. «  Mon père était patient, toujours calme. Je me rappelle cet instant merveilleux, à 5 ou 6 ans, quand il modelait mon buste. Je voulais être acteur tout jeune, mais je n’osais pas le dire. A l’école, je n’ai rien foutu. Je n’ai même pas le certificat d’études primaires. Mon père a fini par me dire : ‘Mais que veux-tu faire ?’ Quand j’ai répondu acteur, il était très content  », explique-t-il au Parisien. En 1950, il monte pour la première fois sur les planches. Deux ans plus tard, il entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Un talent est né !

Sa carrière cinématographique débute en 1958 avec le film «  Sois belle et tais toi  ». Sur ce tournage, il rencontre Alain Delon pour la première fois. Le talent de Belmondo explose aux yeux du public dans les années 1960 lorsqu’il participe au film « À bout de souffle ». « C’est le premier film qui m’a apporté la gloire. Je n’imaginais pas que ce serait un succès. Et Jean Seberg était comme moi. On tournait sans lumières, sans rien. Mais le texte était bon. A la fin, Seberg m’a dit : « Il ne sortira pas ce film » », confie-t-il. L’homme deviendra alors l’un des visages emblématiques des années 1970 et 1980 avec les films « Le professionnel », « Joyeuses Pâques » ou « Le marginal » qui ont tous rencontré le succès.

Alors qu’il semblait inarrêtable, Belmondo a été victime d’un accident cardio-vasculaire en 2001. Après 13 mois de paralysie facile, il s’en sort indemne, ou presque. Cet accident l’a affaibli du côté droit, si bien que sa jambe et son bras sont, en quelque sorte, invalides. Cette faiblesse physique l’a donc contraint à mettre entre parenthèses sa carrière professionnelle. Néanmoins, le 7e art lui fait toujours du pied. En 2009, il signe son retour sur le grand écran avec le long métrage «  Un homme et son chien  ».

En février 2015, alors âgé de 82 ans, il décide de prendre sa retraite. «  Maintenant, je me repose ! Pas de retour au cinéma ou au théâtre. Non, non, non. Je profite de la vie  » confie-t-il au micro d’RTL.

Côté coeur, l’acteur est véritablement un charmeur ! Bébel, c’est un peu le sex-symbol de son époque. C’est au sport d’hiver en Suisse qu’il rencontre Élodie Constant, sa première épouse, avec qui il a trois enfants : Patricia (1954), Florence (1960), et Paul (1963). Ensuite, de 1966 à 1972, Ursula Andress succombe au charme de la star, au sommet de sa popularité. Peu de temps après, il tombe dans les bras de Natty Tardi-vel, une danseuse de ballet, avec qui il se marrie et a une fille, Stella, en 2003. A nouveau divorcé en 2008, le comédien s’affiche aux côtés de Barbara Gandolfi. Le couple se sépare en 2012.

Quoi qu’il en soit, Jean-Paul Belmondo restera à jamais une figure emblématique du paysage cinématographique français. Son impressionnante carrière force incontestablement le respect.

Jean-Paul Belmondo dans l’oeil des stars: les hommages

Jean-Paul Belmondo dans l’oeil des stars: les hommages
Isopix

Le monde du cinéma pleure la disparition du monstre sacré Jean-Paul Belmondo. A 88 ans, l’illustre acteur français a rendu son dernier souffle à son domicile parisien, ce lundi 6 septembre 2021. «  Il était très fatigué depuis quelque temps. Il s’est éteint tranquillement », a précisé son avocat, Me Michel Godest.

Lorsque nous avons appris la triste nouvelle, nous étions en entretien avec Mélanie Laurent, qui achevait une journée presse pour la sortie de son prochain film « Le bal des folles », attendu le 17 septembre sur Prime Video. Un très beau long-métrage qui se veut la libre adaptation du roman éponyme à succès de Victoria Mas, et dans lesquel il est entre autres question d’une jeune femme qui reçoit la visite de personnes défuntes. « C’est fou, en discutant des esprits, d’apprendre la mort d’une telle figure », a lâché l’actrice française. « C’est toujours bouleversant, un grand acteur qui s’éteint… et en même temps, les grands acteurs ne meurent jamais. »

« Jean-Paul Belmondo était un trésor national »

Sur les réseaux sociaux, les hommages pleuvent depuis l’annonce officielle du décès de celui qu’on appelait Bébel. « Jean-Paul Belmondo a indiscutablement été un acteur mythique d’un talent incroyable. J’adresse à sa famille et ses proches mes condoléances les plus sincères », peut-on lire sur le compte Twitter du ministre-président wallon Elio Di Rupo.

« Il restera à jamais Le Magnifique », indique le président français Emmanuel Macron. « Jean-Paul Belmondo était un trésor national, tout en panache et en éclats de rire, le verbe haut et le corps leste, héros sublime et figure familière, infatigable casse-cou et magicien des mots. En lui, nous nous retrouvions tous. »

« Je suis très triste mais il ne faut pas qu’on le soit parce qu’il n’aurait pas supporté », a de son côté déclaré le comédien Michel Boujenah sur RTL. « Je suis inconsolable ».

« Je n’oublierai jamais votre voix, je n’oublierai pas vos mots Monsieur Belmondo », écrit sur Twitter l’animateur Jean-Luc Reichmann. « Sois en paix le magnifique… », commente pour sa part Nikos Aliagas, tandis qu’Anthony Delon a partagé son désarroi sur Instagram : « Adieu le magnifique… je suis bouleversé. » Et le fils de l’éternel rival Alain Delon d’ajouter : « Un homme de grande valeur. Respect. Pensées à vous tous les Belmondo. »

« Une extraordinaire légende s’en va… » écrit quant à lui Michel Leeb. « Nous pensons à toi, cher Jean Paul, tu vas nous manquer toujours. Adieu ! »

Pierre-Jean Chalençon, lui, « pleure comme un gamin » sur Twitter, alors que Nabilla souligne à quel point Belmondo était « un grand monsieur ». Cyril Hanouna ne manque pas non plus l’occasion de dire combien il est « si triste de la disparition de (son) idole »  : « Je l aimais tant. J ai tant de choses à raconter sur lui. Je vais bien sûr lui rendre hommage ce soir mais je suis vraiment pas au top. C était le plus grand. Je pleure son départ. Il va nous manquer... »

« La FBB tient à rendre hommage à JP #Belmondo, merveilleux acteur et ami des animaux », peut-on aussi lire sur le compte Twitter de la Fondation Brigitte Bardot. « Il était en 2002 au Noël des Animaux, pour sensibiliser à l’adoption et adopter la petite chienne Corail. Puis en 2012 dans nos locaux (photo) pour adopter Chipie. Nos pensées vont à ses proches. »

Plus d’informations dans quelques instants.

Mort de Jean-Paul Belmondo: ma soirée presque intime avec Bébel

Mort de Jean-Paul Belmondo: ma soirée presque intime avec Bébel

Le 24 mars 2018, je suis à Marseille dans une salle peuplée de quelques milliers de personnes afin d’assister au combat de boxe pour un titre mondial entre le Franco-Arménien Arsen Goulamirian et le Bruxellois Ryad Merhy qui tournera à l’avantage du premier nommé.

Certes, les pugilistes sont bien sûr les héros de la soirée… Mais quelqu’un leur volera bientôt la vedette ! On annonce son arrivée sur le site, puis dans la salle et, quand, projecteurs placés sur lui, il fait son apparition pour aller prendre place au bord du ring avec Charles Gérard, son grand ami de toujours, les boxeurs sont oubliés et le public, sans distinction de sexe, d’âge ou d’autre considération, se lève comme un seul homme pour acclamer Monsieur Jean-Paul Belmondo.

Il a boxé dans sa jeunesse

Lui-même boxeur dans sa jeunesse, il incarna Jo Cavalier, présenté comme l’entraîneur de l’équipe française de boxe dans l’As des As, et, toute sa vie, soutint le noble art par différents moyens. Il n’était donc pas rare de le croiser lors de grands galas…

A peine est-il assis que, étant situé moi-même au bord du ring, à quelques mètres de lui, je tente ma chance pour aller lui arracher une photo malgré la petite barrière de séparation et surtout le molosse chargé d’assurer sa sécurité rapprochée, dans le dos duquel je passe rapidement. Quand ce dernier se retourne pour intervenir, il est déjà trop tard : je le tiens, mon « selfie », non sans avoir demandé et obtenu l’accord du principal intéressé. Quel souvenir !

Moi qui croyais ne plus jamais le recroiser, je n’étais pas au bout de mes surprises puisque, le 18 octobre 2019, alors que je participe à Bruxelles en ma qualité de journaliste votant à la cérémonie annuelle des Gants d’Or, qui récompensent les meilleurs boxeurs de l’année écoulée, revoilà Bébel qui vient remettre les prix… Dans la foulée de la réception de fin de protocole, on m’invite à passer au salon privé afin de prendre un repas réunissant entre 20 et 30 personnes dont, bien sûr, le parrain de la soirée.

Accessible et simple

Là, je suis assis presque en face de lui et, comme tous les autres convives, je ne le quitte pas des yeux tout en l’écoutant raconter ses anecdotes avec les grands du cinéma, ses conquêtes de femmes sublimes et ses blagues en forme de petites piques sympathiques sur l’un ou l’autre dont Alain Delon. A nouveau, pour obtenir une photo, il suffit de le demander, l’homme étant vraiment, contrairement à beaucoup d’autres têtes connues, égal à l’image qu’il a toujours véhiculée dans ses films et ailleurs : celle d’une immense vedette doublée d’un homme accessible, sympathique et simple.

Belmondo: «Pour mon ami Jean-Denis» (vidéo)

Belmondo: «Pour mon ami Jean-Denis» (vidéo)

Cette asbl vise à fournir de l’eau potable dans les régions les plus pauvres du globe. Le papa de Julie, prêt à soulever des montagnes pour aider les populations les plus pauvres et les enfants en particulier, l’avait rencontré une première fois à Charleroi, puis les choses se sont enchaînées. « Je l’ai d’abord vu lors d’un gala de boxe à Charleroi, où combattait un petit Belge, Alex Miskirtchian. Je me trouvais avec mon fils, à la même table que Belmondo. Quelqu’un m’avait présenté à lui et lui avait dit que j’étais le papa d’une des victimes de Marc Dutroux. Jean-Paul Belmondo m’avait pris par l’épaule en me disant, simplement, que j’étais une personne courageuse. Cela m’avait touché ».

Les deux hommes se sont revus peu de temps après, par l’entremise de Paul-Loup Sulitzer. L’écrivain était le parrain d’Objectif Ô et a invité Jean-Denis à rencontrer Bébel à Paris pour y tourner une mini-vidéo de promotion. « Je me suis retrouvé dans un théâtre à Paris, Belmondo était présent dans le public avec l’acteur Charles Gérard, et après le spectacle, j’ai été près de lui. Il était un peu gêné car il avait de gros problèmes d’élocution. Mais par sympathie et pour m’encourager, il a accepté d’être filmé. En forme de reconnaissance pour mon passé… Ca m’avait fait terriblement plaisir ». La vidéo est brève mais hyper émouvante. On y voit Jean-Denis passer le bras sur les épaules de Bébel (85 ans alors) qui, dans un grand sourire ridé et avec sa voix reconnaissable entre mille, prononce cette phrase « Pour mon ami Jean-Denis, faites un don ». Un joli coup de projecteur sur Objectif Ô, pour lequel Jean-Denis Lejeune lui sera éternellement reconnaissant.

« Mais indépendamment de cela, j’ai toujours été un grand admirateur de l’acteur. J’adore son style, sa spontanéité, son dynamisme, ses cascades… Le Professionnel restera l’un de mes films préférés », termine Jean-Denis, peiné d’apprendre le décès de Bébel.

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