Plusieurs maïeurs bruxellois demandent un contrôle plus efficace des quarantaines

Vincent De Wolf.
Vincent De Wolf. - E. G.

Bruxelles affiche un taux d’incidence de la maladie de la maladie de 455 cas pour 100.000 habitants. Cette hausse s’explique en grande partie par les retours de vacances corrélés par un taux de vaccination trop faible. A ce jour, 37% des voyageurs sont testés positifs par rapport au nombre total de cas pour la capitale, indique le bourgmestre d’Etterbeek dans un communiqué.

Dans ce contexte, le contrôle du respect des obligations de test et de quarantaine est particulièrement important, ajoute-t-il. La police, via les agents de quartier, est déjà en mesure de contrôler l’obligation de faire un test pour les personnes non vaccinées de retour de zone rouge. Les résultats sont concluants, selon lui. Dans la zone de police Montgomery (Etterbeek, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert), 85% des voyageurs ayant rempli un Passenger Locator Form (PLF) à leur retour de l’étranger ont été contrôlés et il apparaît que 45% d’entre eux n’avaient pas respecté l’obligation de test.

En revanche, à Bruxelles, la police n’a pas les moyens de contrôler l’obligation de rester en quarantaine. Les données nécessaires ne lui sont pas transmises. Le point a été évoqué jeudi en conseil régional de sécurité (soit les 19 bourgmestres, le procureur du roi, les chefs de corps des zones de police, la commission communautaire commune et le gouvernement bruxellois).

«Alors que seul un Bruxellois sur deux est aujourd’hui vacciné, il est urgent et impérieux que les protocoles de collaboration entre la commission communautaire commune (COCOM), les communes et les zones de police évoluent dans le sens d’un contrôle effectif des obligations de quarantaine et d’isolement par les services de police. A défaut, la situation sanitaire en Région bruxelloise ne peut que s’aggraver», a souligné M. De Wolf.

Le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron, a affiché son «ouverture» à cette demande, affirme M. De Wolf qui craint toutefois qu’une éventuelle modification des ordonnances bruxelloises intervienne trop tard.

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