Super League : l'UEFA doit laisser tomber face au Barça, au Real et à la Juve

Super League : l'UEFA doit laisser tomber face au Barça, au Real et à la Juve
Belga

La Cour Européenne de Justice de Luxembourg a rejeté l’appel de l’UEFA qui avait été «contrainte» de suspendre ses procédures entamées à l’encontre des fondateurs de la Super League de football, dont Barcelone, la Juventus et le Real Madrid, ont annoncé ces trois clubs dans un communiqué commun vendredi.

La Cour, qui devra statuer sur la position monopolistique de l’UEFA, ordonne à l’Union européenne de football, avec effet immédiat, de mettre fin aux poursuites à l’encontre des initiateurs de la Super League européenne, et de mettre un terme aux procédures disciplinaires entamées. En clair, la Cour enjoint l’UEFA à ne pas prononcer de sanctions envers les deux clubs espagnols et la Juve, et à retirer les amendes infligées aux neuf clubs fondateurs.

Les trois clubs ajoutent que la Cour a adressé un avertissement à l’UEFA que le non-respect de sa décision entraînera des amendes et une responsabilité pénale potentielle.

Sur le fond, l’affaire sera traitée par cette Cour de justice européenne à Luxembourg, qui examinera la position monopolistique de l’UEFA sur le football européen.

Le Barça, le Real et la Juve ont confirmé dans le communiqué leur volonté de poursuivre leur projet de création d’une Super League, en collaboration avec les différents acteurs du football: les supporters, les joueurs, les entraîneurs, les clubs, les ligues et les institutions nationales et internationales, au travers d’un dialogue et d’un consensus. «Nous restons confiants dans le succès de ce projet qui a toujours été pensé dans le respect du droit européen», ponctue le communiqué.

En mai dernier, la Commission d’appel de l’UEFA avait décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» la procédure disciplinaire engagée contre le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus Turin, sous la pression d’une injonction prononcée fin avril par un tribunal de Madrid qui avait interdit à l’organisation ainsi qu’à la FIFA de sévir contre ce potentiel projet concurrent de la Ligue des champions tant que le conflit n’aurait pas été tranché sur le fond.

Après 48 heures de polémique, qui avait suscité l’opposition de supporters, instances et joueurs, neuf des douze clubs fondateurs s’étaient retirés, dont Chelsea et Manchester City, finalistes de la dernière Ligue des Champions, en reconnaissant avoir commis «une erreur».

L’UEFA les avait sanctionnés d’une amende légère, les rebelles acceptant de verser ensemble 15 millions d’euros et de renoncer à 5% de leur manne européenne pour une saison.

Les six clubs anglais impliqués avaient aussi conclu un accord financier avec leur championnat national, la puissante Premier League, d’un montant total de 25 millions d’euros, ont rapporté mercredi les médias britanniques.

L’organisation basée à Nyon avait mis en pause le volet disciplinaire contre les trois derniers clubs rebelles en attendant l’issue des débats judiciaires, d’autant plus complexes que le tribunal de Madrid avait dans l’intervalle saisi la Cour européenne de justice.

L’enjeu, crucial pour la gouvernance du sport européen et le monopole revendiqué par les instances, est de savoir si l’UEFA «abuse de sa position dominante», donc enfreint le droit de la concurrence, en protégeant ainsi ses compétitions.

L’instance présidée par Aleksander Ceferin menaçait le Real, le Barça et la Juventus d’être exclues des compétitions européennes.

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