La ministre de la Défense à la rencontre des aviateurs engagés en Irak et en Syrie

La ministre de la Défense à la rencontre des aviateurs engagés en Irak et en Syrie
Photonews

«Grâce à votre engagement dans ODF (l’opération Desert Falcon), nous progressons dans la lutte contre le terrorisme. Vous assurez la sécurité de nos amis et de nos familles. Des millions de gens dorment en paix», a-t-elle déclaré à ces 93 militaires lors d’une visite sur la base aérienne d’al-Azraq (centre-est de la Jordanie), d’où opère le détachement belge, principalement au-dessus de l’Irak, mais aussi de la Syrie, les anciens bastions de l’EI (alias Daech selon son acronyme arabe).

«La Belgique a bonne réputation au sein de la coalition» rassemblée par les Etats-Unis pour combattre Daech, a souligné Mme Dedonder à l’adresse des militaires belges qui participent à ODF 20-21, une mission d’un an entamée début octobre dernier, avec le renfort d’une trentaine de Néerlandais chargés d’assurer la protection des installations au sol.

La Force aérienne a déjà pris part à plusieurs reprises à des missions au départ de la Jordanie et la Chambre avait donné l’an dernier son aval à cette nouvelle - et sans doute ultime - participation des F-16 jusque fin septembre prochain.

«Je suis une très fière ministre de la Défense», a ajouté Mme Dedonder en rappelant l’action des Forces armées au profit de la Nation, comme lors de la crise sanitaire et depuis le début des inondations catastrophiques qui ont frappé le pays.

«La Belgique peut compter sur 25.000 hommes et femmes fantastiques qui composent la Défense. Vous êtes inestimables», a encore dit la ministre, tant en français qu’en néerlandais, face à un détachement actuellement principalement fourni par la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg).

Mme Dedonder a ainsi mené, dans des conditions compliquées par la crise du Covid, sa deuxième visite aux militaires belges en mission à l’étranger, après s’être rendue le mois dernier en Lituanie.

Elle était accompagnée par le chef de la Défense (Chod), l’amiral Hofman, qui a lui aussi exprimé sa fierté à ses hommes et à ses femmes, vivant dans des conditions souvent rustiques et exigeantes pour le personnel et pour le matériel- la température lundi à al-Azraq frisait les 43 degrés.

«Vous remplissez une belle mission dans le cadre de la lutte contre le terrorisme», a-t-il dit en leur souhaitant de profiter des vacances après leur retour au pays. La relève, par des militaires venant essentiellement de Florennes, dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, est prévue dans quelques semaines.

Le détachement actuel est le premier à être engagé en opération avec l’ensemble de son personnel entièrement vacciné contre le coronavirus - une condition sine qua non pour prendre part à la mission -, a souligné Mme Dedonder.

Cette vaccination, qui couvre également la trentaine de militaires néerlandais assurant la protection des installations au sol occupées par les Belges, leur permet de vivre dans une bulle considérée comme «Covid-free». Ils peuvent aussi se mouvoir plus librement dans l’enceinte de la base d’al-Azraq et en particulier au sein du camp «Sonic» géré par la Bundeswehr (armée allemande). Celle-ci assure, avec de 120 à 150 personnes, principalement des missions de ravitaillement en vol au profit de la coalition - et des avions de combat Rafale français en particulier, opérant eux aussi depuis la Jordanie - avec ses avions Airbus A400M.

L’Allemagne utilise aussi cette base comme «hub logistique» pour appuyer ses contingents déployés en Irak, à Bagdad, et à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

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