Benjamin Netanyahu affirme qu’il sera «de retour bientôt» au pouvoir

Benjamin Netanyahu affirme qu’il sera «de retour bientôt» au pouvoir
EPA

« Si c’est notre destin d’être dans l’opposition, nous le ferons la tête haute, nous allons faire tomber ce mauvais gouvernement et nous serons de retour pour diriger le pays à notre manière (…) Nous serons de retour bientôt », a déclaré M. Netanyahu lors d’une allocution à la Knesset, le Parlement israélien, avant la tenue d’un vote de confiance sur un nouveau gouvernement.

Les parlementaires israéliens doivent tenir en soirée un vote de confiance sur le « gouvernement du changement » mené par le chef de la droite radicale Naftali Bennett et le leader centriste Yaïr Lapid devant mettre un terme à plus de 12 ans de règne sans discontinuer de Benjamin Netanyahu.

« Bennett et ses amis sont une fausse droite et la population le sait très bien », a déclaré M. Netanyahu qui a vanté les « réussites » de son gouvernement, citant notamment les accords de normalisation des relations avec des pays arabes, et des « opérations extérieures » dont celle en 2018 ayant permis selon lui à l’Etat hébreu de mettre la main sur les archives nucléaires iraniennes.

« Mais aujourd’hui l’Iran célèbre (l’arrivée de la nouvelle coalition, ndlr) car ils ont compris qu’il y a dorénavant un gouvernement faible » en Israël, a ajouté M. Netanyahu.

Plus tôt, Naftali Bennett avait toutefois affirmé que le futur gouvernement, dont il doit être le chef pendant deux ans avant d’être remplacé par Yaïr Lapid, ne laisserait pas « l’Iran se doter de l’arme nucléaire ».

« Ce gouvernement commence son travail sous la plus grave des menaces sécuritaires », a ajouté M. Bennett à propos de l’Iran, ennemi juré d’Israël, assurant que son pays se « réserverait une liberté totale d’action » contre Téhéran.

Téhéran dément régulièrement avoir l’intention de se doter de l’arme atomique, affirmant que son programme nucléaire est purement civil.

Au sujet du conflit israélo-palestinien, Naftali Bennett, partisan d’une ligne dure ayant prôné dans le passé l’annexion d’une partie de la Cisjordanie occupée, a assuré qu’il ne « s’agit pas d’un conflit territorial », estimant qu’il fallait « rappeler au monde que les ennemis (d’Israël) ne reconnaissent toujours pas l’existence d’un Etat juif ».

La coalition hétéroclite -réunissant deux partis de gauche, deux du centre, trois de droite et une formation arabe- devrait obtenir la bénédiction des élus, ce qui permettra d’évincer du pouvoir Benjamin Netanyahu.

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