Boucle du Hainaut: le ministre Borsus lance une contre-expertise

Boucle du Hainaut: le ministre Borsus lance une contre-expertise
Photonews / Bernard Libert

La Boucle du Hainaut, pour rappel, c’est cette ligne à haute tension de 380 kV qu’Elia envisage d’implanter entre Avelgem en Flandre et Courcelles, sur près de 90km. 14 communes devraient être impactées par le tracé initial, parmi lesquelles Soignies, Braine-le-Comte, Ecaussinnes et Seneffe.

Le ministre Willy Borsus a souhaité vérifier la nécessité de l’infrastructure, mais aussi que les choix notamment technologiques opérés par la société, qui orientent la définition du tracé et les conséquences qui en résultent en termes d’aménagement du territoire, bénéficient d’une assise suffisante sur le plan de l’expertise scientifique.

L’impartialité d’une première analyse fournie par le bureau d’étude Jing Dai avait été remise en doute. C’est pourquoi une contre-analyse a donc été initiée. Fin avril, le marché a été attribué à l’experte canadienne Ménélika Bekolo Mekomba, diplômée de l’École Polytechnique de Montréal et membre de l’équipe de planification du réseau d’électrique (production, transport et distribution d’électricité) de l’unique gestionnaire de réseau de la grande interconnexion du Québec (Hydro-Québec).

Une experte présentée, selon les dires du ministre, comme « totalement indépendante » par rapport à Elia ainsi que par rapport à l’expert qui a mené la première évaluation du choix technologique.

Le délai d’exécution de cette contre-analyse est de 90 jours, avec une phase préalable de 10 jours au cours de laquelle l’experte sollicite d’Elia les données nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Une étude trop « light » ?

Ce mardi, quatre citoyens de l’asbl Revolht ont, quant à eux, rencontré pour la première fois l’experte de l’ULB Catherine Bouland, à qui la ministre Céline Tellier (Ecolo) a confié la réalisation de l’étude de l’impact des rayons électromagnétiques sur la santé, l’environnement et les êtres vivants. La réunion s’est déroulée en présence de représentants de la ministre. « Nous nous sommes vraiment sentis écoutés par l’experte. Elle s’est montrée très attentive à nos inquiétudes, » a commenté Marie Reman, représentante de Revohlt.

Le groupement de citoyens s’interroge néanmoins sur les moyens mis en œuvre dans le cadre de cette analyse. « C’est une étude essentiellement bibliographique, qui n’inclut aucun essai. Nous ne sommes donc pas certains que toutes nos questions y trouveront des réponses, » conclut Marie Reman.

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