Dix ans de prison pour des viols et attentats à la pudeur sur ses filles

L’expert judiciaire qui a examiné le prévenu a estimé que le risque de récidive était élevé
L’expert judiciaire qui a examiné le prévenu a estimé que le risque de récidive était élevé - P.N.

Les faits ont été découverts en décembre 2019 suite à une dénonciation d’Interpol qui faisait état de la diffusion d’images à caractère pédopornographique. L’analyse des données informatiques avait permis de déterminer que les images avaient été diffusées depuis Bütgenbach, au domicile du père du prévenu où ce dernier a séjourné avec ses enfants.

Au fil de l’enquête, les services de police ont découvert qu’il ne s’agissait pas uniquement de détention et de diffusion de données à caractère pédopornographique. Certaines images montraient un homme violant envers un très jeune enfant. Pour le ministère public, il ne faisait pas de doute que cette fillette était la fille du prévenu, âgée de trois ans.

Il est également poursuivi pour des attentats à la pudeur sur ses trois filles. Vu leur jeune âge, les victimes n’ont pas pu être entendues. « Leur comportement atteste cependant du fait qu’elles ont été abusées. En témoignent également les séquelles attestées, dues à des fréquentes sodomies, que présente l’aînée », a indiqué le juge.

Si dans ses premières auditions le prévenu avait reconnu des pénétrations annales de sa fille aînée et avait expliqué avoir pris de photos de ces sodomies, il était par la suite revenu sur ses aveux. Malgré des éléments matériels et des analyses poussées des images et de l’anatomie du prévenu qui attestaient qu’il était bien l’auteur des faits, il a tenté d’accuser son père et son frère.

L’expert judiciaire qui a examiné le prévenu a estimé que le risque de récidive était élevé et « qu’il était illusoire de croire qu’un traitement pourrait être concluant ».

Au vu de ces éléments, de la gravité des faits, du manque d’empathie du prévenu, de sa personnalité et de la non remise en cause de sa paraphilie, le tribunal l’a condamné à une peine sévère de dix ans de prison, assortie d’une mise à disposition du TAP pour quinze ans. Le tribunal a ordonné son arrestation immédiate, faisant droit à la demande du parquet qui craignait qu’il ne tente de se soustraire à l’exécution de sa peine et ce, malgré le fait qu’il dispose d’un domicile connu, à Alost, chez sa mère.

Le prévenu devra également indemniser ses filles à hauteur d’un montant provisionnel total de 9.000 euros.

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